samedi 2 décembre 2017

Laurent Echenoz, la passion pour le Macareux moine blanc, au Salon 2018

Laurent Echenoz est originaire d’un petit village du Doubs en Franche-Comté et la révélation artistique s’est imposée à lui au cours d’une mission loin de chez lui, à Saint-Pierre et Miquelon.Au croisement de deux mondes, de deux morceaux de vie, émerge la conscience d’une nature duale, tout à la fois abondante de magnificence et d’une vulnérabilité déroutante.
Laurent grandit au cœur d’une nature resplendissante qu’il découvre au cours de ses balades en forêt. Mais depuis toujours il bouillonne de cette envie d’évasion, d’espaces inconnus, d’horizons à perte de vue. Il concrétise ce rêve avec la carrière de marin. Il sillonne tous les océans et toutes les mers du globe, accoste sur tous les continents, franchit tous les caps et passe tous les cercles polaires.
Après plus de vingt ans de photographie amatrice, en 2013, Laurent rencontre l’extraordinaire Macareux moine pourtant frappé de lente extinction. Désormais, il le sent, il le sait, il sera « photographe de nature » pour nous apprendre à voir la richesse qui nous entoure, cette nature d’une sublime évidence mais ô combien fragile.

Les expositions photographiques constituent pour Laurent Echenoz des moments privilégiés, au cours desquels il aime cette rencontre avec l’autre.
Le thème proposé par Laurent Echenoz est l’histoire d’un coup de foudre, celui du photographe pour le Macareux moine blanc. Rencontré au détour d’une île à l’ouest du Pays de Galles, ayant fait siennes pour quelques semaines les pentes herbeuses de Saint-Pierre et Miquelon et l’ile de Skomer pour s’y reproduire, l’oiseau est un séducteur. Son comportement « romantique » envers ses prétendantes étonne par la ressemblance avec celui des humains. Il choisit sa compagne, déploie des trésors d’audace et d’ingéniosité pour la conquérir ? Et imperceptiblement tout d’abord, puis ostensiblement, envoûte le naturaliste venu pour tenter de capturer quelques expressions inédites de cet oiseau. Une autre relation s’ancre, inattendue, improbable, et pourtant bien réelle, entre le « petit frère de l’Arctique » et le baroudeur.

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